Ces personnes qui misent sur la voyance en ligne après le Covid

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La crise du covid qui a débuté en 2020 a bouleversé un grand nombre de certitudes dans l'esprit des foules, que ce soit sur le plan financier, spirituel, personnel ou relationnel. Et en période de crise, nombre d'individus cherchent des piliers solides sur lesquels baser leurs choix de vie. Certaines personnes s'appuient en conséquence sur des repères instaurés dans les arts divinatoires depuis la nuit des temps : l'astrologie, les horoscopes, le Tarot, la voyance et toutes les autres pratiques ésotériques.
 

Un domaine en pleine croissance depuis la Thaïlande

 

La Thaïlande est un pays déjà prédisposé aux coutumes et traditions spirituelles en toutes sortes. Des nouveaux initiateurs n'hésitent pas à adapter ces mœurs au goût du jour : c'est le cas de Mootae World, une entreprise thaïlandaise qui a créé en 2020 la tendance des cartes de tarot en fonds d'écran de smartphone. "Avec un monde comme celui-ci, les gens ont besoin d'ancrages spirituels", estime Pimchat Viboonthaninkul, cartomancienne de 26 ans et co-fondatrice de l'entreprise. Disposer ainsi ses combinaisons de cartes préférées en fond d'écran permettrait de nous rassurer régulièrement quant à l'avenir qui nous attend, en rappelant la destinée qui nous a été promise. "Les téléphones portables sont ce qui se rapproche le plus de nous, ainsi que leurs fonds d'écran. C'est un autre élément que nous voyons tous les jours, presque tout le temps. C'est comme un talisman à l'ère numérique qui nous accompagne partout. Remplacer ainsi votre fond d'écran peut attirer et améliorer la fortune dans divers domaines, comme la finance, le travail, l'amour, l'art ou la chance" indique leur site internet.

 

Un secteur qui intéresse un nouveau public anxieux

 

La largeur de la pandémie a fait en sorte d'attirer des individus issus de tous bords vers ces pratiques. Dhidhaj Sumedhsvast, étudiant thaïlandais de 30 ans, ne donnait aucun crédit aux pouvoirs surnaturels avant cela. Mais il a changé d'avis : "La pandémie a apporté tant d'incertitudes qui nous rendent anxieux" explique-t-il. Il a alors commencé à prier Kubera, la divinité des richesses dans la mythologie Hindoue, pour attirer sa protection et préserver sa carrière professionnelle face aux restrictions sanitaires. "Dès que j'ai commencé, j’ai senti que j’étais en sécurité. Alors que d'autres ont été affectés par la crise du covid et ont perdu leur emploi ou leurs revenus, moi non. Alors j'y crois de plus en plus."
Depuis, il a l'habitude de consulter régulièrement des voyants et a même commencé à porter des amulettes porte-bonheur.

 

Les réseaux sociaux offrent une nouvelle place pour la voyance

 

L'avènement d'internet et des réseaux sociaux a créé un plus grand espace pour accueillir tous ces "mor doo" (chiromanciens et autres devins) qu'on trouve habituellement dans les rues de Thaïlande. En parallèle de cela, la pandémie a causé une augmentation du travail à temps partiel sur place, avec désormais une délégation du travail à distance. De plus en plus de clients préfèrent donc opter pour un service de voyance en ligne, plutôt que d'aller sur place. Il y a plus de mère au foyer retour à l'emploi grâce au télétravail. Certains couples préfèrent donc annuler un congé maternité ou un congé parental grâce à ces conditions de travail, qui leur permettent de mettre à profit leurs talents divinatoires depuis chez eux.

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